Le lymphome est un cancer impliquant des cellules du système lymphatique : les lymphocytes, cellules responsables des fonctions immunitaires.
Chez l’homme, le lymphome représente environ 4% de tous les cancers aux états-Unis. D’après l’« American Cancer Society’s Cancer Statistics Center», il est estimé qu’en 2016 plus de 70 000 personnes développeront un lymphome (40 000 hommes et 30 000 femmes) et 20 000 personnes en mourront (https://cancerstatisticscenter.cancer.org). En France, l’Institut de veille sanitaire estime à 11 600 nouveaux cas pour l’année 2011.
Le développement de ce cancer est souvent dû à des causes multiples mais certains facteurs de risque sont maintenant bien identifiés. L’exposition professionnelle et environnementale ont été mises en avant, notamment l’influence de pesticides ou d’autres agents chimiques qui augmentent le risque de développer un lymphome. Aujourd’hui, l’amélioration des techniques de séquençage de l’ADN pour la recherche et le diagnostic a considérablement fait progresser notre compréhension des grandes voies dérégulées. Cependant, bien que les connaissances sur cette affection s’améliorent, des progrès reste à faire pour apporter des solutions thérapeutiques adaptées aux patients.
Chez le chien, comme chez l’homme, le lymphome constitue une famille de cancers très hétérogeènes. C’est l’un des cancers les plus fréquents chez le chien, pour lequel 250 000 nouveaux cas sont estimés aux états-Unis en 2014 (Schiffman & Breen, 2015) avec une incidence de 20 à 107/100 000, contre 19,6 / 100 000 chez l’homme (Ito et al., 2014).
Depuis longtemps, les vétérinaires et certains éleveurs connaissent les « fragilités » de certaines races de chien qui présentent des prédispositions au lymphome et même à certains sous-types. En raison de l’homologie entre le lymphome chez l’homme et le chien, que ce soit au niveau clinique, histopathologique et des réponses aux traitements notre équipe a engagé la recherche des causes génétiques de différents types de lymphomes chez le chien, dans plusieurs races prédisposées, afin d’en découvrir les mécanismes moléculaires qui serviront la recherche chez le chien et l’homme.
Les analyses génétiques consistent alors à comparer les génomes (ADN extraits à partir du sang et des tumeurs) des chiens atteints aux génomes des chiens sains. Ceci permet, suite à des analyses statistiques, d’identifier des régions sur les chromosomes, qui seront spécifiquement liées à la maladie et qui sont donc susceptibles de porter des altérations génétiques impliquées dans l’apparition de la tumeur et son développement.
Les résultats pourront alors être mis a profit :
- pour identifier des marqueurs pronostic et développer des tests de dépistage précoces, basés sur des facteurs de risque génétiques chez le chien,
- pour transférer ces données à la recherche sur les lymphomes humains.
Nous recherchons donc :
- Chiens atteints : toutes races, tous âges
- Contrôles sains : toutes races de plus de 10 ans
Pour participer à ces travaux de recherche, veuillez nous faire parvenir, pour chaque chien :
- un prélèvement sanguin sur tube EDTA
- questionnaire clinique
- une copie du pedigree du chien (si possible et si disponible)
- le compte rendu histologique (si disponible)
Ces travaux sont réalisés au CNRS de Rennes, en collaboration avec le Dr. Patrick Devauchelle (Micen-Vet, Créteil ), le Dr. Jérôme Abadie (LHA, ENV Nantes) grâce aux laboratoires d’histopathologie vétérinaires (LAPVSO, Toulouse et IDEXX Alfort) et avec le concours de nombreux vétérinaires praticiens, aux nombreux propriétaires et éleveurs qui acceptent de prélever leur(s) chien(s) et que nous remercions tout particulièrement.
Nous rappelons que les données recueillies au CNRS restent confidentielles.
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter notre équipe par téléphone au 02 23 23 45 09 ou par mail cani-dna@univ-rennes1.fr.

